Les étapes de l'archéologie préventive
3. L'intervention
Publié le jeudi 1 octobre 2009 · Mis à jour le jeudi 1 octobre 2009
Dans la plupart des cas, le diagnostic consiste à effectuer des sondages à intervalles réguliers pour permettre au responsable d'opération d'estimer si des vestiges existent. La taille d'un sondage varie en fonction du terrain. En règle générale, il s'agit d'une tranchée de 1 m 30 à 3 m de large (correspondant à la largeur du godet de la pelle mécanique), d'une longueur variable. Lorsque des vestiges apparaissent, il est parfois utile d'élargir légèrement les sondages - dénommés alors "fenêtres" - afin de comprendre comment ils s'organisent (trous de poteau formant un bâtiment par exemple). La profondeur dépend du niveau d'enfouissement des vestiges, qui peut se situer de 30 cm sous le sol actuel à plus de 4 m, notamment pour les périodes les anciennes.

Evaluation en milieu rural.
© D. Lamotte, S. Dessouter / Inrap
© D. Lamotte, S. Dessouter / Inrap
Le sondage se déroule de la façon suivante : un archéologue se place devant le godet de la pelle mécanique et guide son conducteur, auquel il demande de décaper la terre végétale par passes jusqu'au niveau des vestiges. Il repère des anomalies de terrain (changement de couleur et de texture) qui peuvent correspondre à des fondations de murs, des fosses à détritus, des fosses funéraires, etc. On teste, c'est-à-dire que l'on fouille partiellement, quelques-uns de ces vestiges afin de recueillir des objets qui permettront de dater les occupations humaines et de connaître leur état de conservation et leur nature.
L'archéologue positionnera l'ensemble des anomalies sur un plan afin de circonscrire les occupations humaines sur le terrain. Plusieurs périodes peuvent être représentées.
L'archéologue positionnera l'ensemble des anomalies sur un plan afin de circonscrire les occupations humaines sur le terrain. Plusieurs périodes peuvent être représentées.
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